Préserver son jardin à l’aide des insectes
- Les insectes utiles au jardin
- Les pièges
- La logique de la lutte biologique
- Comment maintenir une lutte biologique efficace ?
Les insectes utiles au jardin
- La coccinelle : la plus connue de nos insectes utiles. Sa larve est une grande dévoreuse de pucerons ! Et adulte, elle se nourrit également de ce parasite. Les larves, particulièrement mobiles, peuvent s’utiliser dans différentes cultures.
- La chrysope : très bel insecte, gracieux, à l’état de larve, il est glouton et se régale de toutes les petites bestioles parasites comme les pucerons, les acariens, les cochenilles, les thrips, les aleurodes, les psylles… C’est un prédateur qui apparaît spontanément dans les cultures, sa réintroduction est donc plus que naturelle. Les larves peuvent consommer jusqu’à 200 pucerons !
- Vous pouvez les utiliser en plein air pour protéger vos arbres et arbustes, vos fleurs, vos arbres fruitiers, vos légumes… Mais aussi sous abri (serres, vérandas, jardins d’hiver…) pour toutes vos plantes d’intérieur.
- Leur introduction au jardin est possible toute l’année si la température est supérieure à 12°C. Au jardin : de mars à septembre. En serres ou vérandas : de février à novembre. Elles sont peu exigeantes quant à l’humidité
Les pièges
- Les pièges sexuels ou pièges à phéromones : efficaces contre les vers (les carpocapses) du fruit – pommes, poires, prunes –, ils attirent le mâle sur une plaque engluée qui les emprisonnent et les rend donc indisponibles pour la fécondation des femelles.
- Les pièges colorés
- Le piège jaune : la couleur jaune attire notamment les aleurodes (mouches de serres et d’abris). Bien utile contre la mouche de la cerise.
- Le piège bleu : sur le même principe de l’utilisation d’une couleur les attirant, ils capturent les thrips.
- Les pièges à glu
- Comme son nom l’indique, ce piège est une plaque de colle, qui attire et englue le parasite.
La logique de la lutte biologique
- La mise à contribution des insectes ou la mise en place de pièges naturels correspond à une exploitation intelligente des moyens de défense déjà existants dans la nature et que l’homme favorise pour bénéficier des défenses de la chaîne alimentaire. La mise à contribution de ces « auxiliaires » comme prédateurs d’autres espèces parasites ou l’utilisation des méthodes naturelles pour les piéger a le grand avantage de ne plus exposer votre jardin à la toxicité plus ou moins forte des pesticides.
Comment maintenir une lutte biologique efficace ?
- La clé pour réussir la lutte biologique est de proposer un environnement propice aux insectes auxiliaires, le plus naturel possible. C’est-à-dire : laisser des coins sauvages dans le jardin, prévoir des abris à coccinelles pour l’hiver, favoriser les haies et/ou disposer d’endroits peu exposés au vent. Enfin, bien sûr… ne pas utiliser d’insecticides !